Alicem : la reconnaissance faciale made  in France

Alicem : la reconnaissance faciale made in France

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Application logicielle visant à reconnaître une personne grâce à son visage de manière automatique, le système de reconnaissance faciale est de plus en plus utilisé aussi bien par la vidéo-surveillance, la biométrie ou la robotique.

Elle est tout autant décrié par nombre d’associations qui n’y voit qu’un outil d’un pouvoir policier totalitaire. Aux Etats-Unis, elle est ainsi principalement utilisée par la police en ville ou aux frontières.

En Chine, d’aucuns assurent que c’est uniquement pour surveiller la population. 

Entre Big Brother et un outil souvent simple et efficace pour sécuriser ses données sur internet, il y a sans doute un juste milieu.

Le gouvernement français a lui décidé de se lancer dans cette technologie innovante : depuis mi-juillet, un décret du gouvernement a ainsi officialisé le développement d’une application mobile d’authentification d’identité. Baptisée “Alicem” (acronyme de Authentification en LIgne CErtifiée sur Mobile), elle est actuellement en phase de test auprès de certains agents de l’Etat, sur FranceConnect avec un objectif d’ouverture au grand public d’ici la fin de cette année 2019.

Accès à des services en ligne de l’Etat comme les impôts


Concrètement, Alicem est une application pour smartphone développée par le ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) qui permet à tout particulier qui décide de l'utiliser, de prouver son identité sur Internet de manière sécurisée par ce système de reconnaissance faciale. 

Chacun pourra ainsi (après avoir scanner la puce de son passeport biométrique à l’aide de son téléphone et prendre une vidéo de soi pour créer son compte) avoir accès à l’ensemble des services partenaires de FranceConnect, le dispositif de l’État qui facilite l’accès aux services en ligne, notamment celui des impôts ou de l’Assurance maladie. 

Selon le site gouvernemental, Alicem permet de faciliter les démarches (plus besoin notamment de mémoriser plusieurs identifiants et plusieurs mots de passe) et de bénéficier d’une identification sécurisée (basée sur les informations contenues dans la puce sécurisée d’un passeport ou d’un titre de séjour biométrique). 

Pour l’Etat, les principaux enjeux d’Alicem sont “d’assurer sa mission régalienne de certification de l’identité dans un monde digital complémentaire du monde physique, contribuer à la simplification des démarches administratives, à la lutte contre l’usurpation d’identité en ligne, et de façon plus générale, contre la cybercriminalité”.

Un recours devant le Conseil d’Etat


Il n’empêche, le lancement d’Alicem a d’emblée provoqué des levées de boucliers.

La Quadrature du Net a déposé un recours au Conseil d’Etat pour faire annuler le décret, reprochant notamment à ce système de ne pas proposer à l’utilisateur d’alternative à la reconnaissance faciale pour avoir accès à plusieurs services publics dématérialisés via Alicem.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) émet également quelques doutes sur et souhaite proposer des alternatives, comme un face-à-face en préfecture.

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