e-commerce en Chine : 2 000 milliards de dollars en 2019 !

e-commerce en Chine : 2 000 milliards de dollars en 2019 !

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Des chiffres à donner le tournis. Et l’on ne parle pas ici des résultats toujours plus étourdissants des GAFA. Là, ce sont les prévisions du marché de l’e-commerce en Chine qui sont ahurissants.

D’après eMarketer, à peine deux ans après avoir franchi la barre des 1 000 milliards de dollars, les dépenses en ligne des Chinois devraient ainsi doubler en 2019 pour atteindre près de 2 000 milliards de dollars. En moyenne, cela représente 2 494 dollars dépensés par chacun des 802 millions d’internautes chinois sur les sites e-commerce.

Cette croissance fulgurante devrait encore bouleverser les codes. Et pas que les ventes via le web. Cet e-commerce devrait en effet aussi booster le retail, qui définit le maillon final de la chaîne de distribution. En effet, les magasins physiques servent de plus en plus de tremplin vers l’achat en ligne en proposant une expérience omnicanale.

A l’image d’Amazone qui prévoit d’ouvrir quelque 3000 magasins sans caisse d’ici 2021 aux Etats-Unis. Sans oublier le Chinois Alibaba avec sa chaîne de magasins ultra-connectés Hema ou encore un autre géant chinois de l’e-commerce, JD.com, qui a lancé X-Mart, un concept-store sans caisse ni personne.

Au total, entre e-commerce et retail, la Chine pourrait devenir en 2019 le premier marché à l’échelle internationale avec des dépenses de consommation totales s’élevant à 5 600 milliards de dollars, contre 5 500 milliards de dollars aux Etats-Unis.

Projet de régulation

Paradoxalement, à côté de cette montée en puissance de l’e-commerce, frustrés par l’absence de règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) fixant un cadre au commerce électronique, 76 pays et blocs régionaux - dont les Etats-Unis, la Chine, l’Union européenne et le Japon - ont accepté fin janvier d’entamer des négociations dans ce domaine, comme le rapporte l’agence Reuters.

“J’affirme depuis un certain temps qu’il est inacceptable qu’en 2018 (...) l’OMC n’ait pas encore eu de conversation plus approfondie, plus fructueuse, concernant un phénomène qui dirige l’économie mondiale aujourd’hui”, a dit le directeur général de l’organisation lors d’une conférence de presse à Davos.

Le ministre japonais du Commerce, Hiroshige Seko, a affirmé pour sa part que son pays espérait profiter de sa présidence au G20 cette année pour accélérer ces négociations.

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