Fin du RTC : cinq idées reçues selon Orange

Fin du RTC : cinq idées reçues selon Orange

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La vieille prise en T présente dans tous les foyers français va devenir une relique. 139 ans après la création du premier réseau téléphonique à Paris, le réseau téléphonique commuté (RTC) ou réseau téléphonique commuté public (RTCP) va disparaître.

A partir du 15 novembre, les Français ne ainsi pourront plus demander l’installation d’une ligne téléphonique fixe à l’opérateur historique Orange (ex France Télécom). Mais que signifie vraiment cette fin du RTC pour le grand public ? Comment va-t-on passer au tout-IP, disponible également sur la Fibre et l’ADSL. Afin de rassurer les usagers sur cette information qui inquiète parfois, l’opérateur répond à 5 idées reçues sur ce changement.

1. La fin du RTC, ce n’est pas pour 2018 mais au plus tôt 2023

Dans l’arrêt progressif du RTC, il y aura deux étapes distinctes :

L’arrêt de la production de nouvelles lignes analogiques ou numériques. A partir du 15 novembre 2018, Orange ne commercialisera plus de lignes analogiques supplémentaires. Et à partir du 4ème trimestre 2019, Orange ne commercialisera plus d’accès Numéris supplémentaires ;
Les lignes existantes continueront à fonctionner jusqu’à l’arrêt technique d’exploitation.

Elles seront alors progressivement fermées par plaques géographiques, à partir de fin 2023 au plus tôt, et sur une durée d’au moins 6 ans.

2. La fin du RTC, ce n’est pas uniquement le choix de l’opérateur Orange

L’arrêt du RTC est un mouvement général des opérateurs historiques. Certains pays ont déjà fait la bascule (Suisse, Croatie, Macédoine…). Les autres, comme Orange en France, se préparent à le faire. Orange va ainsi disposer d’une infrastructure pour interconnecter tous les réseaux, les terminaux, les objets connectés et transporter la voix, les contenus et les données.

3. La fin du RTC, ce n’est pas la fin de l’usage de la téléphonie fixe

S’ils sont largement enrichis grâce au tout-IP, les usages de téléphonie fixe traditionnels sont bien sûr conservés. Les principaux services voix comme le transfert d’appel, la présentation du nom ou du numéro fonctionnent à l’identique en VoIP (Voix sur IP), ainsi que les services de téléphonie d’entreprise (apportés par les PABX).

En outre, le tout-IP permet d’enrichir la téléphonie par des usages intégrant plus simplement et efficacement les applications métiers, le collaboratif, la relation client, et plus généralement la transformation digitale de l’entreprise, en tirant parti du meilleur des mondes de la téléphonie et de l’informatique.

4. La fin du RTC, ce n’est pas la fin du cuivre

Dans le débat sur l’arrêt du RTC, il convient de faire une distinction claire entre la technologie de communication utilisée (ligne analogique, Numéris, VoIP) et le support de cette technologie.

Le support est la paire de cuivre utilisée dans la boucle locale et qui relie le central téléphonique au client. L’arrêt du RTC ne signifie pas l’arrêt de la boucle locale qui supporte également l’ADSL.

5. La fin du RTC, c’est n’est pas une baisse de la qualité de service

Le service voix consomme peu de débit en IP, donc pour les services multiplay (voix et internet fournis en parallèle), il n’y a qu’un impact négligeable sur la disponibilité de la bande passante pour le service Internet haut débit.

Pour la voix seule, selon les sondages menés jusqu’ici sur une base de clients détenant simultanément une ligne RTC et une ligne VoIP, 70% estiment que la qualité de la VoIP égale ou dépasse celle du RTC.

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