Gouvernement, Facebook…. tous pour la protection des données

Gouvernement, Facebook…. tous pour la protection des données

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Depuis quelques semaines, le nouveau règlement européen sur la protection des données (RGPD) a renforcé les obligations des entreprises en matière de sécurité, pour éviter notamment les piratages massifs de données personnelles, qui comptent plusieurs exemples spectaculaires ces dernières années.

Le RGPD rend ainsi beaucoup plus stricte l'utilisation des données pour tenter d'éviter une nouvelle affaire Cambridge Analytica, la société d'analyse qui avait exploité à leur insu les données de près de 90 millions d'utilisateurs de Facebook, taxé de laxisme, tout comme Grindr, l'application de rencontres homosexuelles qui a laissé des entreprises tierces accéder à des données sensibles de ses utilisateurs, dont leur statut HIV.

Facebook lance la chasse aux déviances

Dans le but de protéger au mieux ses abonnés mais aussi toutes les personnes pouvant être victimes, Facebook poursuit son travail dans ce secteur. L’entreprise reine des réseaux sociaux va ainsi retirer les fausses informations postées sur le réseau et susceptibles de créer des violences de façon imminente, a indiqué le groupe, qui a déjà testé cette mesure au Sri Lanka, secoué récemment par des violences interreligieuses.

Contenus jugés inexacts, photos retouchées et truquées, la boîte de Mark Zuckerberg fait littéralement la chasse aux déviances de toutes sortes. Et notamment les discours de haine et appels directs à la violence qui sont souvent présents sur les réseaux sociaux. Pour y parvenir, Facebook va notamment s’appuyer sur des organisations locales ou des agences spécialisées.

En France, la protection des données inscrite dans la Constitution

En France, l'Assemblée nationale est allé plus loin encore en inscrivant la "protection" des données personnelles dans la Constitution, à défaut d'une "Charte du numérique". Porte-parole du groupe La République en Marche (LREM), Sacha Houlié a défendu cette inscription à l'article 34 de la Loi fondamentale au nom de "la lutte contre l'utilisation extensive ou déraisonnée" de ces données par certaines entreprises, question dont les parlementaires vont pouvoir se saisir.

Toutes ces initiatives permettront sans doute de redonner “un peu” confiance au grand public dans le vaste monde du web. Mails professionnels, VoIP via de multiples applications dédiés, jeux vidéo, VOD sans oublier les achats ou les comptes en ligne, l’utilisation d’internet est en effet omniprésente dans notre quotidien.

Or, selon selon le dernier baromètre du numérique 2017 présenté par l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep), les particuliers, même s’il l’utilise fréquemment, n’ont pas vraiment encore confiance dans le web. Le manque de confiance dans la protection des données personnelles est encore un frein pour 33% des personnes interrogées lors de cette étude.

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