IoT : un Français sur dix a déjà une enceinte connectée

IoT : un Français sur dix a déjà une enceinte connectée

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Dans le cadre de leurs missions respectives, l’Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) et le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) se sont associés pour mener une étude commune sur les nouveaux équipements IoT, porteurs d’enjeux pour les deux institutions. Des enjeux qui intéressent également d’autres autorités de régulation comme l’ARCEP, l’Autorité de la Concurrence et la CNIL, lesquels ont contribué aux travaux de cette étude exhaustive auprès de 2 605 individus.

36% des foyers français équipés à l’horizon 2025

Parmi les principaux enseignements, on relèvera bien sûr la forte croissance de ces Iot. Pour preuve, en février 2019, un internaute français sur dix de plus de 15 ans utilisait déjà au moins une enceinte connectée Google Home, Amazon Echo ou Apple HomePod notamment.

Bien que les usages soient encore relativement basiques (demander la météo comme 78% des usagers le font ou rechercher une information sur Internet : 75%), les pratiques culturelles et médias sont largement répandues (97% des utilisateurs en font), en particulier l’écoute de musique (89% des utilisateurs) ou de radio (81%).

Les usages domotiques restent moins répandus et concernent 36% des utilisateurs d’enceinte connectée. À horizon 2025, les enceintes connectées pourraient être présentes dans 36 % des foyers français.

Ce n’est pas encore autant qu’aux Etats-Unis (quatre foyers sur dix l’utilisent) mais le marché grandit.

Quatre grands enjeux à venir

Dans un communiqué commun, Hadopi et le CSA ont identifié quatre grands enjeux liés au développement de ces assistants vocaux pour les éditeurs de services audiovisuels et culturels présents dans ces environnements :

    - le regain d’intérêt des consommateurs pour les médias sonores ouvre des perspectives de développement pour ces services, en particulier si les modèles économiques sous-jacents sont équilibrés ;

    - le cumul d’intermédiaires puissants entre éditeurs et consommateurs soulève des questions de captation et de répartition de la valeur au détriment des éditeurs en bout de chaîne ;

    - l’absence d’écran, la réponse unique et les accords commerciaux font des conditions de reprise et de référencement des services légaux des facteurs plus que jamais déterminants pour la diversité de l’offre ;

    - les spécificités des enceintes connectées (interaction vocale, concentration des acteurs), créent un risque d’enfermement des consommateurs. Ce risque est accentué par le faible niveau d’information des utilisateurs et le faible recours aux possibilités de paramétrages.

Un marché qui pourrait s’élever à 74 milliards en 2020

Preuve que les enjeux d’un modèle économique encore à inventer sont cruciaux, le marché de l’IoT en général enregistrera, selon diverses études une croissance soutenue jusqu’en 2025. Lors du dernier salon IoT World, à Paris Expo, le cabinet A.T. Kearney, pour l’Institut Montaigne, assurait ainsi que le secteur de l’IoT pourrait s’élever à 74 milliards d’euros en 2020 (soit environ 3,6% du PIB).

Selon cette même étude, le marché des équipements associés à ces objets connectés devrait être multiplié par 1,5 entre 2020 et 2025.

Selon une autre étude de la GSMA, l’association professionnelle des opérateurs de réseaux mobiles, le marché mondial de l’Internet des objets s’élèvera à 1100 milliards de dollars hors matériels (dispositifs, modules et puces) à l’horizon 2025. Le nombre total de connexions IoT (cellulaires et non-cellulaires) à l’échelle mondiale atteindra 25,2 milliards en 2025, contre 6,3 milliards en 2016.

L’Asie-Pacifique devrait représenté le plus important marché IoT, aussi bien en termes de connexions que de chiffre d’affaires.

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