Netflix s’essouffle et dévisse en bourse

Netflix s’essouffle et dévisse en bourse

– Article rédigé le par - 1699

Elle a beau disposer de centaines de chaînes, sur absolument tous les thèmes, la télévision et ses programmes classiques sont de plus en plus concurrencés par les programme à la carte que proposent les chaînes en streaming. Une étude aux Etats-Unis menée par eMarketer démontre d’ailleurs que 68,2% de la population américaine regardent des vidéos téléchargées sur internet au moins une fois par mois.

Et parmi les géants du secteur, Netflix, société américaine basée à Los Gatos, en Californie, écrase la concurrence. En 20 ans seulement, le géant du service vidéo à la demande sur abonnement (SVoD), qui employait une trentaine de personnes en 1997, revendique aujourd’hui près de 120 millions d’abonnés dans le monde.

Le groupe touche malgré tout 130 millions d’abonnés

Oui mais voilà, Netflix commence à s’essouffler un peu. Face à une concurrence féroce menée notamment par le groupe Walt Disney, lequel vient ainsi de racheter 21st Century Fox pour la bagatelle de 66 milliards de dollars avec, dans son panier, Hulu, site web américain de vidéo à la demande par abonnement qui propose séries télé, films et clips musicaux, la célèbre plateforme de vidéo en streaming a déçu les marchés financiers début juillet en engrangeant beaucoup moins de nouveaux abonnés que prévu.

Du coup, l’action de la société américaine a sérieusement dévissé en bourse. Sur le deuxième trimestre 2018, Netflix a ainsi engrangé seulement 5,15 millions de nouveaux abonnés, bien loin des 6,2 millions auxquels il s'attendait. Certes, le nombre total d'abonnés est désormais de 130 millions à travers le monde mais le groupe avait annoncé 131 millions, une différence peut-être minime mais qui n’a pas vraiment convaincu les investisseurs.

"Après quatre trimestres consécutifs où il avait battu ses propres anticipations et celles des analystes (...), Netflix a déçu avec un deuxième trimestre faible", a ainsi noté pour l’AFP l'analyste Paul Verna du cabinet eMarketer. Côté finances, le bénéfice net trimestriel a été en revanche été multiplié par près de 6, à 384 millions de dollars.

Amazon Prime, HBO… une concurrence féroce

Comment expliquer ce petit coup de frein. Les spécialistes notent l’émergence de la concurrence croissante sur le marché de la vidéo en streaming avec Hulu mais aussi Amazon Prime Vidéo (présent dans plus de 200 pays et revendiquant quelque 70 millions d’abonnés) ou HBO qui gagnent des parts de marché aux dépens de Netflix. Même en France, OCS par exemple, la chaîne de bouquets d’Orange, ou CanalPlay, celle de Canal +, tentent de résister tant bien que mal.

Catégories :
FINANCE