Réchauffement climatique : adopter une sobriété numérique

Réchauffement climatique : adopter une sobriété numérique

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Le grand public a beaucoup entendu parler du rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) dévoilé m-octobre. Un rapport toujours aussi alarmant puisque ses experts insistent sur les conséquences telles que des vagues de chaleur, des extinctions d’espèces, une déstabilisation des calottes polaires, une montée des océans sur le long terme si l'augmentation des températures au-delà de 1,5 °C se poursuit…

Alors que les chefs d’Etat de la planète se penche (avec plus ou moins de volonté) sur la lutte contre ce réchauffement climatique, un autre rapport, sans doute moins médiatisé, mérite pourtant aussi l’intérêt de notre planète…

Ce rapport que l’impact environnemental du numérique a été publié quelques jours avant le GIEC par The Shift Project, think tank de la transition carbone. Et selon lui, parmi les causes de ce dérèglement climatique, on peut citer la consommation d’énergie du numérique dont les impacts environnementaux directs et indirects liés aux usages croissants du numérique sont systématiquement sous-estimés.

La part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre a augmenté de moitié depuis 2013, passant de 2,5 à 3,7% du total des émissions mondiales. Les émissions de CO2 du numérique ont augmenté depuis 2013 d’environ 450 millions de tonnes dans l’OCDE. Bref, la transition numérique telle qu’elle est actuellement mise en œuvre actuellement participe au dérèglement climatique plus qu’elle n’aide à le prévenir.

Apprendre à maîtriser l’énergie numérique

Il est donc urgent d’agir selon The Shift Project. Comment ? Si la consommation d’énergie du numérique est aujourd’hui en hausse de 9% par an, il est possible selon l’organisme de la ramener à 1,5% par an en adoptant ce qu’il définit comme la “Sobriété numérique”. Aujourd’hui, la consommation numérique est très polarisée avec des profils de consommation très contrastés.

En moyenne en 2018 aux Etats-Unis, un Américain possède ainsi près de 10 périphériques numériques connectés, et consomme 140 Gigaoctets de données par mois. En revanche, un Indien dispose en moyenne d’un seul périphérique et consomme 2 Gigaoctets.

Cette surconsommation provient principalement des pays développés et il s’agit, selon le rapport, de mettre en place cette sobriété numérique notamment en achetant les équipements les moins puissants possibles, les changer au contraire le moins souvent possible et réduire tous les usages énergivores superflus. Comme on apprend à tout un chacun à éteindre les lumières d’une pièce vide ou ferme un robinet d’eau si ce n’est nécessaire, il faut apprendre à maîtriser aussi cette énergie numérique et accéléré la prise de conscience de l’impact environnemental du numérique sur la planète.

Retrouvez le résumé de l’étude pour une “Sobriété numérique”

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