Smartphone : après le pouce qui gonfle, les cornes qui poussent ?

Smartphone : après le pouce qui gonfle, les cornes qui poussent ?

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On connaissait la bosse de l’écrivain ? A l’ère du web, sera-t-elle remplacée par la bosse du geek ? Si la recherche est encore balbutiante sur les effets de l’utilisation intensive des smartphones certains l’affirment. A force de déverrouiller son téléphone (en moyenne cinquante fois par jour !), notre pouce serait en train de grossir.

Selon le fournisseur d’accès mobile britannique O2 (l’équivalent d’Orange en France) un rapport d’étude sur la base de 2000 personnes interrogées au Royaume-Uni aurait ainsi relevé que 5% de la population avait un pouce plus gros que l’autre.

L’info a rapidement fait le tour du web avant qu’on ne lui torde le coup. Cette étude ne reposait effectivement sur aucun fondement scientifique. Et aucune revue médicale ne rapporte ce type d’évolution.

Tiens-toi droit !

Mais le grand public adore ce genre d’intox à faire tourner indéfiniment sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, c’est une étude australienne qui fait craindre le pire pour l’évolution de l’humanité. Selon les “chercheurs” de l’Université de du Sunshine State, dans le Queensland, ce sont carrément des cornes qui seraient en train de pousser dans le bas du crâne des jeunes adultes (18-30 ans).

En cause, l'utilisation du smartphone bien sûr et la façon d'incliner la tête pour le consulter. Rassurez-vous, les “chercheurs” (on insiste bien sur les guillemets) assurent que cette protubérance naissante ne représente aucun risque pour la santé. Ouf !

D’autres risques bien réels

Avec le pouce qui double de volume et la corne dans le cou, il est des dangers bien réels eux à trop utiliser un smartphone. Plus que nos mains, ce sont des douleurs de dos ou du coude qui sont le plus souvent la conséquence de l’utilisation excessive des smartphones ou des ordinateurs. Autre danger clairement identifié, la lumière bleue.

Si elle provient naturellement du soleil, elle vient aussi des sources lumineuses artificielles qui nous entourent comme les ampoules LED, les écrans de télévision, tablette, ordinateur et… les smartphones.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a déjà alerté les pouvoirs publics sur les méfaits de cette lumière bleue qui réduit l’acuité visuelle, augmente le risque de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) à long terme et perturbe notre horloge biologique.

Enfin, plus que moral que physique, il est prouvé qu’une trop grande dépendance à son smartphone entraîne un manque de concentration, un enfermement sur soi-même sans oublier les blessures morales dues aux réseaux sociaux…

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